D.U.O. - D'Univers Obliques
|
||
|
« La collaboration entre Martin M. Bartelt et Jacques Morard depuis dix ans les a poussé dans cette recherche approfondie de l'être humain. Ils ont en commun cet amour de la zone honnête de l'individu – loin des jeux de paraître. Leur recherche comme créateurs et comme interprètes les a amené à développer leur propre préparation à la scène pour être de plus en plus authentiques face à la caméra et au public. Ce travail permet une épuration du jeu de l'acteur et de la danse pour aller à l'essentiel ».
D.U.O. - D’Univers Obliques – est une nouvelle création. C’est un spectacle contemplatif qui mêlent le corps, la voix et l’image. D.U.O. c’est la recherche d’une bulle en suspention L’Univers Oblique part d’une réflexion sur la place de l’homme, du point de vue de la société dans laquelle il vit et d’un point de vue éloigné de celle-ci. Qu’est l’homme ? Une part animale et une part consciente – tous les philosophes s’entendent sur ce point. Comment l’homme du 21ème siècle peut être en harmonie, en fusion avec les éléments qui l’entourent ? Dans quelle mesure les murs qu’il a construits l’isolent ? « L’espace et le temps sont devenus des instruments
utilisés pour contrôler l’efficacité de l’homme,
ce sont des prisons pour l’homme moderne, dit civilisé,
qui perd toujours plus le lien avec lui-même et avec ce qui fait
la différence entre un être humain et une pierre. Devant un écran où des images de l’homme dans
la nature et de l’homme dans un milieu urbain s’enchevêtrent,
les deux comédiens-danseurs traversent l'espace extrêmement
lentement. La scène devient le symbole de la vie, du chemin
parcouru et à parcourir. La chanteuse accompagne ce voyage par
son improvisation vocale née de l’interraction entre scène
et images, réalité et évocation. D.U.O.-D’Univers Obliques, est une création, coproduite par la compagnie romande Tactus et la compagnie tessinoise Obviam Est, deux compagnies atypiques dans la scène de la création contemporaine en Suisse, invitées par des festivals d’Europe et d’ailleurs. |
||
|
|
||
Moi, l’Amour et la Foule
|
||
|
Crédit photo obligatoire: Michele Engeler |
Première: Festival International de Danse, Ascona, septembre 2004 Dans un univers dépouillé, un danseur évolue à travers le damier émotionnel que constitue le rapport de soi face à soi, face à l’autre, à tous les autres. Trois volets pour un voyage où le spectateur embarque et est délicatement emporté sur le cours de ses propres émotions, le danseur devenant le miroir d’élans, de frustrations et de désirs intimes. Malgré les remous et quelques à pic, l’acceptation d’être en vie, en amour, en quête, tel quel, l’on débarque en emportant dans sa vie quotidienne la beauté flagrante d’être un être humain. Jacques Morard chevauche les mondes du théâtre et de la danse, en équilibre, pour offrir un espace toujours réinventé aux émotions. Martin Bartelt, formé à l’université de Folkwang (D) danse, chorégraphie et enseigne avec la volonté de rendre la scène toujours plus humaine. Le spectacle est accompagné de l’univers visuel de Markus Egloff.
|
|
|
|
||
Un temps pour
|
||
|
Un chœur d’hommes, garçons et adultes, un chœur d’église. Une configuration qui existe depuis le Moyen Âge. Des chants latins et grégoriens, chantés depuis le Moyen Âge. Des aubes blanches, des croix en bois, depuis le Moyen Âge. …Et pourtant, l’aube enlevée, de jeunes gens du XXI ème siècle s’éparpillent dans les rues de la vieille ville. …Et pourtant, malgré l’aube, des visages mal rasés ou des cheveux hirsutes, rasta. Les époque se confrontent sans pour autant que les protagonistes ne semblent s’en apercevoir. Un chœur d’église et pourtant une croyance ouverte, ni moraliste ni dogmatique. Durant six minutes un collage mêle des images du chœur de la Schola de Sion, en aube chantant un Tenebre Factae Sunt, des images de ces mêmes personnes dans leur vie quotidienne et celle d’un danseur évoluant à travers les paysage d’époques remontant jusqu’au Moyen-Âge. En voix off, le texte de l’Ecclésiaste égrenne les « Il y a un temps pour… » sans auncun jugement de valeur. Un voyage poétique sur le passage du temps. |
||